Formation pratique en entreprise - Fpe 99

"To assure the open development, evolution and use of the Internet for the benefit of all people throughout the world."

Internet Society Mission Statement

Un esprit ouvert est la clé de tout progrès

Markus Salzgeber

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Ouverture" est le mot magique qui réunit le système d'éducation de la Suisse, l'Institut Suisse de Pédagogie pour la Formation Professionnelle (ISPFP) et l'Internet Society qui m'a accueilli pour le stage en entreprise. Il faut un esprit ouvert de la part du département de l'instruction publique pour permettre à ses enseignants de se ressourcer pendant quelques mois dans un milieu au goût différent et par conséquent stimulant, et ceci en dépit des exigences financières pour l'Etat de Genève et du surplus de travail qui en découle pour les écoles concernées. L'ISPFP fait preuve d'ouverture en acceptant une organisation non-gouvernementale et à but non lucratif comme «entreprise» d'accueil, et avec les circonstances assez particulières pour mon cas ; j'en parlerai plus tard. Et c'est pour une évolution ouverte de l'Internet que l'Internet Society se bat sur le front technologique et elle s'oriente du côté de l'éducation et de la réflexion sur les grandes questions liées à l'essor de l'Internet dans nos sociétés. Etre ouvert est aussi la première qualité que je m'efforce à pratiquer dans mon contact avec le travail au sein de l'Internet Society.

J'ai la chance de pouvoir soumettre ce rapport de stage sur le support de l'Internet. Ceci me permet de renvoyer le lecteur à des informations qui sont disponibles sur le Web. Grâce à ce moyen je peux mettre à disposition des renseignements détaillées que je n'ajouterais pas à un rapport de stage conventionnel. Ainsi il est inutile d'expliquer les dispositions de la FPE, Formation et Pratique en Entreprise (FPE) dans le cadre de laquelle je fais ce stage. Je me contente ici de résumer que ce cours s'étale sur 8 mois et consiste en quatre séries de séminaires qui ont lieu en mai, août, octobre et décembre et la formation en entreprise proprement dite du mois d'août jusqu'en décembre. Au mois d'octobre, au milieu des deux périodes de stage, nos responsables de l'ISPFP organisent un voyage culturel et une semaine est réservée à la formation personnelle.

Mon itinéraire

C’était au mois de décembre 1998, au milieu de mon stress habituel, que j’ai trouvé le feuillet de la FPE dans mon casier au Collège et Ecole de Commerce (CEC) Nicolas Bouvier, avec un mot encourageant griffonné dans le coin gauche supérieur. J’ai tout de suite pris feu et me suis mis à rédiger ma motivation et un projet en relation avec cette formation, avant la fin du mois de décembre !

Une première bonne nouvelle m’est parvenue 2 – 3 semaines plus tard : " Projet intéressant ", m’écrivait M. Christian Taher. Par contre la suite était une longue épreuve de patience : pendant des mois je courais à ma boîte aux lettres chaque matin, … et m’en éloignais au pas songeur. C’est oralement, lors de pauses-café qu’on m’a rassuré que le cours FPE avait lieu et que j’étais un des participants.

Il fallait attendre les vacances de Pâques pour recevoir une réponse écrite et j’ai enfin pu commencer à rédiger des lettres de postulation et mon curriculum vitae.

La Chambre de Commerce et d'Industrie de Genève m’a envoyé quelques noms d’entreprises qui présentaient les critères selon lesquels je voulais faire mon choix : en relation avec l’informatique et/ou Internet et un monde aussi anglo-saxon/américain que possible. Dans cette liste se trouvait entre autres l’Internet Society. Comme avec toutes les autres entreprises qui m’intéressaient, j’ai pris un premier contact avec l’Internet Society par téléphone. La réponse était immédiatement très positive et encourageante. Alors j’ai envoyé mon dossier, j’ai obtenu un entretien et finalement nous avons signé la convention de stage au début du mois de juin.

J’ai porté mon choix sur l’Internet Society parce que j’ai senti que je pourrai travailler de manière indépendante et qu'on me donnerait des responsabilités. En plus, j'espérais de découvrir le monde des organisations internationales dont on parle beaucoup à Genève et qui m'ont intriguées depuis toujours, mais auxquelles je n'avais jamais trouvé un accès. L'outil de travail est l'ordinateur et l'Internet. La langue de travail est l'anglais. Et si tous ces arguments ne m'avaient pas convaincu, alors c'est la gentillesse et l'attention de Mme Lynn St. Amour, la directrice de la société, et de Mme Jane Wilhelm, responsable de l'information et de l'administration pour l'Europe, le Moyen Orient et l'Afrique, qui auraient fait pencher la balance pour cette place plutôt que pour une autre.

Internet Society

Pour avoir des renseignements très complets sur cette organisation, vous pouvez vous rendre son site Internet : www.isoc.org. Elle a été fondée en 1992 dans le but d'encadrer et de promouvoir l'évolution de l'Internet. Si une tâche importante des débuts était l'aspect technologique et l'architecture du grand réseau, alors elle se tourne aujourd'hui davantage vers l'éducation et la formation, ainsi que l'implication sociale du phénomène Internet. Par des forums de discussion elle permet à des corporations, instituts ou individus de s'exprimer et d'échanger des informations et des connaissances. L'événement crucial de l'année est le sommet mondial Internet (Internet Global Summit) qui a lieu dans un pays différent chaque fois. Cette conférence permet aux chercheurs, aux entreprises informatiques et tous ceux qui ont quelque chose à offrir en rapport avec Internet de présenter leurs découvertes et de s'informer à leur tour des dernières nouveautés, sans oublier les possibilités de nouer des contacts en vue d'une éventuelle collaboration. En marge de ces conférences, l'Internet Society organise des cours Internet avancés pour former les gens intéressés par les nouvelles technologies. Egalement en rapport avec la formation, je mentionne déjà le nouveau projet des Centres de Formation Internet (Sustainable Internet Training Centers : SITC) dans les pays en développement ; je décrirai ce projet de manière plus détaillée quand je parlerai de mon travail au sein de l'Internet Society.

La Structure de l’Internet Society

L’Internet Society (http://www.isoc.org/isoc/general/staff/) a une structure très horizontale, avec un président, M. Don Heath, et une directrice, Mme Lynn St. Amour. C’est Mme St. Amour qui dirige le personnel de la société, en tout actuellement 14 personnes, dont 11 travaillent au siège principal à Reston, Virginia, 3 travaillent au bureau à Genève (4 personnes avec moi). Lynn St. Amour est établie à Genève, mais elle doit souvent se rendre aux Etats Unis ou représenter la société lors de grands événements dans le domaine des télécommunications. Mme Jane Wilhelm travaille à temps plein au bureau de Genève ; elle est responsable de l’information dans notre bureau EMEA (Europe, Middle East and Africa) et c’est à elle qu’incombe la gestion des tâches d’une petite entreprise au jour le jour quand la directrice est absente ou quand on ne peut pas la rejoindre. Une personne parlant la langue arabe (Mme Fadelà Chaib) est engagée à temps partiel pour s’occuper des relations avec le Moyen Orient. Mon titre au sein de l’Internet Society est " chargé de projets ".

A Reston travaillent des consultants, un comptable, un chef des finances et des gens qui s’occupent de secteurs spécifiques de la société, comme par exemple des membres et des chapitres, deux termes que j’expliquerai plus tard.

A côté de l’équipe exécutive de l’Internet Society il y a le conseil d’administration (Board of Trustees) (http://www.isoc.org/isoc/general/trustees/board.shtml) qui a une fonction de surveillance et de réflexion stratégique. Il se compose de 15 représentants.

Une autre instance encadrant la société est l'Internet Society Advisory Council (http://www.isoc.org/orgs/iacdocs.shtml), une sorte de comité de conseillers qui se compose de représentants des membres institutionnels. Cette assemblée a son mot à dire quand il s'agit de déterminer dans quel sens l'Internet évoluera à l'avenir. Genève Place Financière est un exemple d'un membre institutionnel qui est représenté à l'assemblée générale par un collaborateur de la Banque Lombard & Odier.

J'ai mentionné les chapitres de l'Internet Society . En fait, dès qu'un certain nombre de personnes sont membre de l'organisation dans un pays dans une région ou dans une ville, ceux-ci peuvent fonder un chapitre local (par exemple le chapitre de Genève). Ce chapitre aura le statut d'une association indépendante, autogérée, avec un président et un comité etc. Les membres d'un chapitre se rencontrent régulièrement et si plusieurs personnes affirment un intérêt commun, ils peuvent former un SIG, Special Interest Group, et organiser des réunions pour échanger leurs idées. Par exemple à l’intérieur du chapitre genevois il y a trois groupes d’intérêt actifs : le DevSIG, groupe qui s’intéresse aux pays en développement, le Business SIG et le Webmaster SIG .

A travers le monde il y a 87 chapitres actifs et environ autant qui se trouvent en formation . Pour devenir membre de l'Internet Society, il faut payer une contribution et on bénéficie de certains avantages qui sont décrits à la page suivante : http://www.isoc.org/members/benefits/

Je parlerai de l'intérêt qu'une organisation internationale comme l'Internet Society peut avoir pour l'éducation et l'enseignement à Genève à la fin de ce rapport, dans mes réflexions.

Financement

En parlant des chapitres et des membres, nous sommes arrivés au financement de l'Internet Society.

L'Internet Society est une organisation non gouvernementale et à but non lucratif. Ses ressources proviennent des cotisations des membres et de contributions bénévoles. On peut s'associer aux principes et aux activités de l'Internet Society en s'y souscrivant en tant que membre individuel ou, pour les entreprises, institutions et fondations, en tant que membre institutionnel. Pour les deux types de membre il existe plusieurs degrés de membre, chaque fois selon l’importance du soutien qu’on est prêt à offrir. Chaque membre, selon son niveau de membre, a droit à certaines prestations qui sont bien sûr adaptées aux membres individuels et aux membres institutionnels.

Connaissant les activités de l'Internet Society, il est possible qu'on veuille soutenir un certain projet par un geste en y contribuant par une donation ou en y participant bénévolement.

Mon travail

Une mission principale de l'Internet Society est la formation et l'éducation en rapport avec l'Internet pour permettre au plus grand nombre de personnes de bénéficier de l'accès à cet instrument puissant. Au seuil de l'an 2000, il est évident que le monde développé n'a pas besoin du soutien d'une organisation internationale pour instruire les gens dans l'utilisation de l'Internet : tout le monde parle d'Internet, les journaux nous informent tous les jours de nouvelles entreprises informatiques, de fusions et de commerce électronique. Mais il existe un monde que nous avons tendance à oublier dans notre ivresse futuriste : ce sont les pays en développement. L'Internet Society l'a compris et a lancé un nouveau projet : Les Centres de Formation Internet.

L’un de nos projets les plus récents est donc la mise en place de Centres de formation Internet (Sustainable Internet Training Centers ou SITC) dans des pays en développement. Les cours proposés dans ces centres seront ouverts à tous les citoyens, particulièrement à des étudiants, des femmes, des enfants et des fonctionnaires. Cette initiative, comme beaucoup d’autres de l’Internet Society, permettra de promouvoir le développement de l’Internet et son infrastructure dans les pays en développement en assurant que tous les citoyens auront accès à tous les avantages de l’Internet.

Grâce à la mise sur pied de Centres de formation Internet dans les pays en développement, l’Internet Society veut mettre en pratique sa mission qui s’exprime par l’affirmation suivante : " L’Internet est là pour tous ". Mais cette mission ne peut se réaliser que si l’Internet est accessible à tous les gens du monde. Ainsi, des individus dans des villes désignées, qui n’ont pas encore eu le privilège d’être initiés au monde de la technologie et de l’information moderne, recevront une formation dans les centres Internet. Ceci permettra, à terme, à la population de ces pays de garder le contact avec les pays développés puisque cette initiative lui permettra d’avoir accès à l’information technologique et aux connaissances académiques. Ceci influencera tous les aspects de leur vie personnelle et professionnelle et améliorera l’efficacité des villes au niveau administratif, culturel et économique.

Le projet des Centres de formation Internet se base sur un partenariat et une collaboration étroite entre les autorités locales, les membres du chapitre local de l’Internet Society et d’autres organisations concernées par le développement du pays ou de la région. Au Moyen Orient, nous avons choisi de travailler avec l’Organisation des Villes Arabes (OVA – Arab Towns Organization : ATO). Pour ces centres, l’OVA et les autorités locales fourniront les locaux, les installations, le raccordement à l’Internet, l’encadrement technique et le secrétariat, la traduction si nécessaire et les personnes locales qui participeront à la formation de formateurs. L’Internet Society assumera la responsabilité de trouver les instructeurs et les supports de cours ainsi que le matériel et les programmes informatiques. Une grande palette de cours sera offerte : des cours de base à des cours avancés de mise en réseau (gestion du fournisseur d’accès Internet / commerce électronique). Les autorités locales, en collaboration avec l’Internet Society, s’assureront que les centres seront ouverts au public sans distinction de race, statut social, langue ou autres critères de discrimination. Après une période de mise en route initiale, les centres seront censés être autogérés et donc indépendants.

Malgré le fait que je ne travaillerai que quatre mois au sein de l'Internet Society, Mme St. Amour m'a confié la tâche de diriger ce projet. Elle avait déjà élaboré un "Memorandum of Understanding" avec Dr. Wadad AlSuwayeh, Secrétaire Général de la Coordination des Associations Mondiales des Villes et Autorités Locales (CAMVAL) et premier conseiller et directeur général des affaires étrangères et techniques de l'Organisation des Villes Arabes (OVA). Lors de mon arrivée au mois d’août, il restaient quelques points à vérifier entre les deux parties impliquées et à signer cette convention pour qu'on puisse commencer à organiser la mise en place du premier centre à Rabat.

En août, le 26 août pour être précis, avait lieu une première rencontre avec la représentante du Dr. AlSuwayeh et de l'OVA à Genève, Mme Nada Abdallah. Nous discutions des derniers points à modifier dans le Memorandum of Understanding, de la répartition des responsabilités entre l’Internet Society, l’OVA et les autorités locales des villes arabes choisies, ainsi que des sujets concernant directement les cours dans les Centres de Formation : qui seront les participants aux cours ? Quels seront les niveaux de cours offerts, avec quel contenu ?

Mme Wilhelm est la personne ressource pour la communication au bureau EMEA de l'Internet Society. Elle personnifie cette fonction à merveille par les nombreux contacts qu'elle sait entretenir au niveau personnel aussi bien que professionnel, particulièrement avec des nombreuses personnes travaillant dans des organisations internationales, notamment les Nations Unies ou les agences spécialisées. Elle a organisé une rencontre avec M. Jocelyn Fenard pour discuter de mon projet et pour évaluer des possibilités d'une collaboration. Le titre de M. Jocelyn Fenard est Special Fellow : Urban Information Systems pour l'UNITAR (United Nations Institute for Training and Research). Après une présentation de notre projet des Centres de Formation Internet, M. Fenard nous a expliqué en quoi consiste son travail dans le cadre du projet de l’UNITAR : Programme de Formation dans les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Son travail vise à aider dans le combat contre la désertification et des dommages environnementaux dans les pays de la zone du Sahel. C’est par le moyen des nouvelles technologies, Internet notamment, mais aussi CD-Rom et bases de données, que les connaissances acquises dans une région peuvent être partagées avec les autres pays qui ont les mêmes difficultés et qui mènent le même combat. Pour plus de détails concernant cette rencontre, veuillez consulter le procès verbal.

Je mentionne ce contact avec un représentant de l’UNITAR comme exemple d'un aspect important pour la mise en place des Centres de Formation Internet : on ne peut pas faire cavalier seul : au contraire, il faut nouer des contacts avec d'autres organisations et aussi avec des personnes dynamiques et volontaires dans les pays où nous voulons agir. Il convient donc de rassembler les adresses (électoniques et physiques) de toutes les personnes susceptibles de nous prêter main forte dans notre projet. M. Fenard et le coordinateur du Programme de Formation dans les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, M. Christophe Nuttall, s’intéressent à une collaboration avec l’Internet Society et nous offrent spontanément de nouer des contact dans les pays qu’ils visitent pour leur projet et de préparer déjà un peu le terrain pour nous. Concrètement cela concerne le Maroc, ou M. Fenard propose de rencontrer Mme Roshdi du chapitre local puisqu’il s’y trouvera en octobre, et le Liban où il voyagera aussi très prochainement.

Le premier centre à Rabat

La personne de contact du chapitre local de l'Internet Society à Rabat est Najat Roshdi, haut fonctionnaire au ministère de la Poste et des Télécommunications à Rabat. C'est elle qui connaît la réalité et les besoins dans le domaine de l'Internet dans cette ville. En fait, la ville de Rabat est un cas particulier parce qu'elle est assez avancée dans ce domaine et par conséquent Najat nous demande des cours d'un niveau élevé, comme l'administration d'un réseau Intranet, le commerce électronique, la gestion de TCP / IP, Firewall. Dès que les autorités locales auront mis à disposition les locaux et assuré l'ameublement, Najat et son équipe pourront câbler et connecter les salles. L'Internet Society aidera les gens sur place à trouver l'équipement informatique. Pour cela nous avons écrit à des fournisseurs d'ordinateurs (aux grandes marques) pour leur demander des donations. Selon leur réponse il faudra organiser l'envoi des machines aux endroits voulus, les faire installer et monter le réseau.

Une autre prestation de l’Internet Society est de trouver des formateurs qui sont prêts à faire le déplacement et donner des cours bénévolement. Le niveau et le contenu des cours ainsi que la langue sont des facteurs qui entre en ligne de compte pour le choix des "ambassadeurs" d'Internet. Comme j'ai mentionné auparavant, l'Internet Society offre des cours en marge des conférences internationales organisées une fois par année. Les formateurs et les personnes formées lors de ces cours constituent une première liste dans laquelle nous pouvons puiser. Ma directrice m'a donné les coordonnées de M. Jacques Guidon de l'Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA). Cet institut organise également des semaines de formation Internet dans les pays en développement. Un cours était offert à Mali en septembre, à Sénégal en novembre, ensuite des cours sont prévus en Inde, aux Îles Maurice etc. Comme l’Internet Society, M. Guidon compte sur le travail bénévole de spécialistes de la télécommunication pour donner ces cours et il pourra éventuellement nous aider dans notre recherche. Une autre démarche serait de contacter les professeurs dans les universités qui sont responsables du département informatique. Ils pourraient parler de ce projet et peut-être intéresser des professionnels à se porter volontaires comme formateurs. Même à Genève, dans des petites entreprises privées (par exemple Imaginer) ou à l'université, on pourrait tenter de motiver des jeunes idéalistes avec un esprit aventurier pour ce rôle. Je parle de l’entreprise Imaginer parce que c’était la première entreprise informatique qui m’a donné une réponse positive en tant que sponsor des Centres de Formation Internet. Elle est prête à nous donner des ordinateurs recyclés et elle nous mettra des professionnels à disposition pour aller donner des cours dans les pays en développement.

Maintenant, à mi-octobre, nous planifions d'ouvrir le premier centre à Rabat fin novembre. Cette date est impérative à cause du Ramadan qui commencera le 9 ou le 10 décembre. En cas de retard, il faudrait repousser l'ouverture au mois de janvier 2000, ce qui m'empêcherait de vivre une première réalisation de ce projet parce que mon stage sera terminé.

La mise en place des centres de formation Internet dans les pays en développement représente la tâche principale de mon stage. L'autre occupation majeure consiste à sonder l'économie et l'industrie européenne, allemande et suisse allemande en particulier, pour identifier les grandes entreprises qui travaillent directement ou indirectement avec Internet. Comme notre organisation peut seulement remplir son rôle à l'aide des contributions de ses membres, particulièrement des membres institutionnels, il faut sans cesse chercher à motiver des nouvelles entreprises, instituts ou fondations à se joindre à notre mission. Ma participation à ce travail consiste à proposer des entreprises qui pourraient s'intéresser à devenir membres de l'Internet Society. Mes sources sont soit des articles et communiqués de presse, soit des présentations sur Internet, soit des publicités. Si Mme St. Amour estime que l'entreprise proposée est susceptible de faire partie des sponsors, nous adressons une lettre au responsable du marketing ou des relations publiques. Quelques jours plus tard il faudra appeler cette personne pour faire le suivi de notre demande écrite.

Le travail dans une organisation comme l’Internet Society me fait découvrir un tableau qui correspond aux réalités d’une ONG à but non lucratif. Elle offre un produit qui n’est pas facile à décrire et par conséquent difficile à vendre. Toutefois, elle a la chance de se situer dans un domaine qui a le vent en poupe, l’Internet.

Personnellement je bénéficie d’un entourage très cordial et encourageant et je sens que mon travail est apprécié. J’ai la possibilité de pratiquer les langues dans la vie réelle contrairement aux situations relativement artificielles que je crée en classe pour que les élèves acquièrent les notions linguistiques indispensables pour une bonne carrière professionnelle. Et sans honte je profite des soirées et des fins de semaine libres. Mon opinion, que mon métier d’enseignant est une activité d’une rare intensité, se confirme. Un bon cours est un cours qui est frais et chaud, ce qui signifie qu’un enseignant doit préparer des menus frais et chauds chaque jour s’il tient à satisfaire des élèves exigeants ou s’il est exigeant lui-même.

Pendant ce stage j’ai aussi souhaité progresser dans mes connaissances informatiques et apprendre à améliorer mes pages sur Internet. A ce jour, j’ai eu peu de possibilités à réaliser ce souhait, mais avec Mme St. Amour nous cherchons à trouver des moyens pour y remédier.

 

Réflexions

 

Je suis très reconnaissant au Département de l'Instruction Publique, ainsi qu'aux directeurs des établissements scolaires qui m'ont accordé la faveur de faire ce stage en entreprise. Après six semaines de travail, les différents séminaires et la formation à plusieurs niveaux, ainsi que le voyage culturel à Barcelone, je sens déjà un enrichissement personnel inestimable qui dépasse largement ce que je m'étais promis. Mon travail dans l'organisation Internet Society a un rapport indirect mais capital avec ma fonction de formateur de jeunes et d'adultes dans le cadre de l'enseignement public. J'ai choisi l'Internet, qui vient d'ailleurs de fêter ses 30 ans d'existence (le 20 octobre 99), comme outil central de mon stage. Chaque jour d'utilisation me renforce dans mon opinion que nos jeunes disposeraient d'un interface culturel infiniment puissant si nous les aidions à l'utiliser. L'Internet est dangereux et en même temps il est source de bonheur pour la personne curieuse et assoiffée de savoir. Il est source de frustration pour le "butineur" malheureux et fleuve d'informations pour le chercheur avisé.

Un forum ?

Le réseau global est une plate-forme qui sert de support pour des forums de discussion ou d'échange. Rappelons que l'une des idées centrales d'Internet est le partage. Tout internaute consomme ce que d'autres personnes ont donné, mis à disposition, sans prétendre pour autant qu'il s'agisse de philanthropes altruistes ! Par le fait de l'accessibilité géographiquement illimité, notre monde devient réellement un village, ou même un bistrot où absolument tout le monde peut prendre la parole et exprimer ce qui lui tient à cœur. Nous pouvons le faire par l'intermédiaire du courrier électronique ou justement par les forums.

Il existe sur Internet des forums de toutes sortes ; je pourrais m'imaginer qu'un forum des enseignants d'allemand de Suisse romande répondrait à une certaine demande. En dehors des questions qui touchent directement les programmes, l'enseignement et les soucis personnels, nous aurions la possibilité de parler de nos projets, en relation avec l'ordinateur et l'Internet ou d'autres projets comme des échanges, échanges de messages e-mail avec une classe ou des élèves sur une base individuelle, rencontres spontanées de courte durée etc. On y partagerait également des expériences personnelles dans n'importe quel cadre.

Ne faudrait-il pas encourager une initiative dans ce sens ?

Les moyens pour des projets

"Genève, capitale des télécommunications ..." Je cite Mme Brunschwig-Graf, cheffe du Département de l'Instruction Publique. Elle a prononcé le discours, dont je cite ce début de phrase, lors d'une soirée au Club de la Presse, le 27 août 1999. En septembre de cette année, notre cheffe du DIP apparaît dans la presse, sur la photo aux côtés de Mme Ruth Dreyfus, Présidente de la Confédération 1999. Le texte nous parle de l'engagement de Genève dans le domaine des télécommunications.

Et voilà Télécom 99 à Palexpo à Genève : cette fois Mme Brunschwig-Graf se trouve entourée de Mme Ruth Dreyfus et du Secrétaire Général de l'Union International des Télécommunications (UIT), M. Ushui Utsumi. Elle prononce encore un discours dans lequel elle vante les qualités de Genève dans le domaine des télécommunications. Le message des autorités publiques et de notre cheffe au sujet des nouvelles technologies de l'information et de la communication est très clair : nous ne sommes pas seulement ouvert à ces technologies, mais nous sommes - et nous voulons être - à la pointe du progrès dans ce domaine. Si les réalités dans les écoles publiques ne reflètent pas ce désir, je pense que ce n'est pas la volonté politique qui manque pour améliorer celles-ci.

Je confirme que le DIP fait un grand effort pour promouvoir l'informatique et les techniques de l'information et de la communication parmi les enseignants : nous avons le Centre Professionnel des Technologies de l'Information et de la Communication (CPTIC) et l'offre de cours de formation continue dans ce domaine est grande.

Et malgré cela, il reste une majorité d'enseignants qui ne sont pas initiés à cette nouvelle manne. Les raisons sont diverses. Concernant le peu de travail fait avec les élèves à l'aide de l'outil informatique, je suis certain que c'est principalement le manque de salles équipées et aussi la motivation insuffisante des enseignants. Ce manque de motivation provient souvent du fait qu'ils sont livrés à eux-mêmes dans la découverte et l'apprentissage de l'utilisation des réseaux internes dans les écoles. Je prêche depuis longtemps qu'il faut une personne ressource qui accompagne les enseignants, les stimule et les rassure dans leur démarche incertaine. Ma deuxième idée se résume ainsi : demander au département d'allouer les moyens aux écoles de faire de Genève la capitale des télécommunications dans laquelle un maximum d'enseignants et d'élèves sont inclus. Enseignement à distance, enseignement assisté par ordinateur, projets sur Internet : sommes-nous présents dans ces nouvelles dimensions de l'enseignement ? N'aurions-nous pas envie de faire figurer notre canton ou notre ville à côté des nombreux centres qui ont, actuellement, beaucoup d'avance sur nous ? Mentionnons EUROCALL, qui avait lieu à Besançon cette année : Pendant une semaine plus de 300 projets ont été présentés par des représentants du monde entier. Est-ce que Genève était présent ? Pouvons-nous prétendre d'être la capitale des télécommunications si les acteurs dans nos écoles "roupillent" sans même être conscients de ce qui se passe ailleurs ? Dans une année, fin août 2000, la prochaine conférence EUROCALL aura lieu à Dundee, en Ecosse. Nous pouvons déjà voir le site Internet, avec une régulière mise à jour des exposés et ateliers proposés.

Un autre grand projet est le campus virtuel (Swiss Virtual Campus), un programme fédéral qui s’adresse aux hautes écoles dans son ensemble (universités, écoles polytechniques fédérales, hautes écoles spécialisées).

Le projet MENTOR veut développer la base pour un réseau européen pour l’apprentissage des langues, utilisant les possibilités de multimédia de l’Internet. Le siège de MENTOR est situé à l’université de Hull au Royaume Uni, et ce projet a le soutien des programmes de la Communauté Européenne Socrates et Ten-Telecom.

L’apprentissage à distance fait également partie des nouveaux horizons que l’Internet nous ouvre. J’aimerais ici faire brièvement référence aux sites suivants :
CENTRE NATIONAL D' ENSEIGNEMENT À DISTANCE et son Campus électronique
et l'Université Athabasca qui qui ne fait que de l’enseignement à distance

ThinkQuest : Pourquoi pas, par exemple dans le cadre d’un cours facultatif, participer à un concours pour des élèves entre 12 et 18 ans qui récompense les meilleurs sites Internet ? Le but est de créer des sites avec un maximum d’information, du matériel et des outils éducatifs.
Une conférence est organisée chaque année, elle est destinée à des chefs de file dans les domaines de l’éducation et elle est organisée pour donner un avant-goût du ce qui sera possible à l’avenir grâce à l’Internet.

Parlant de projets, j’ai la chance de travailler dans une société qui offre ses services aux écoles en tant que facilitateur de projets. En effet, Mme St. Amour est en contact avec l’Université de Genève et aussi avec Mme Brunschwig Graf et souhaite une collaboration étroite avec le Département de l’Instruction Publique. Les possibilités de collaboration sont multiples. L’Internet Society peut offrir des contacts dans le monde entier pour les enseignants qui aimeraient travailler sur un projet avec des écoles à l’étranger. Elle peut aussi faire valoir son expérience dans le domaine des technologies et de la réalisation de projets. C’est également son expertise technologique, la mise en place de conférences, d’ateliers en IT et la possibilité d’assurer une visibilité importante à toute sorte d’événements que les écoles aimeraient organiser que l’Internet Society peut offrir. Des étudiants de différents domaines d’études pourraient mener à bien leurs propres projets (encadrés par leur professeur) avec l’aide ou dans le cadre de l’Internet Society qui donnerait un support stratégique et un suivi selon les besoins. Un autre exemple de collaboration serait de mettre sur pied et gérer une entreprise virtuelle et de présenter celle-ci sur Internet.

Un partenariat avec l’Internet Society dans notre ère de la télécommunication, ne serait-ce pas une chance pour les écoles dans notre région ?

J’ai décrit les SIG (Special Interest Groups) à l’intérieur des chapitres locaux de l’Internet Society, et j’ai fait des liens aux 3 SIG à Genève. Je me demande si un SIG pour l’éducation ne serait pas une possibilité de rassembler les enseignants de toutes les institutions publics et privés, et même des personnes intéressées par l’éducation venant des organisations internationales. La rencontre de gens avec un intérêt commun mais d’origines variées devrait représenter une grande source de richesse !

"L'Interneticien"

L’évolution du monde des télécommunications avance à une vitesse étourdissante et dans des milliers d’écoles il y a des groupes de travail qui créent du matériel pédagogique tous les jours. Les magazines et périodiques spécialisés regorgent d’informations dont une bonne partie présenterait un intérêt certain pour nous, les enseignants. Il est évident qu’un enseignant, pour qui la qualité de ses cours est la priorité, n’a pas le temps d'explorer l’Internet ou des journaux spécialisés pour profiter de l’évolution et du développement des méthodes et informations en relation avec la nouvelle technologie. C’est pour cette raison qu’il faut désigner une personne ou un groupe qui se charge de l’assemblage des ressources disponibles sur le grand réseau ou dans la presse. Grâce à l’accès depuis n’importe quel lieu à n’importe quel moment et à un prix très faible, cet assemblage des ressources bien structuré et organisé d’après les branches et des mots clé donnerait à tout enseignant la chance de s’informer avec une perte de temps et d’énergie minimale. Il éviterait aussi des travaux multiples sur le même sujet, la même problématique : au lieu de commencer un projet à zéro, on pourrait construire à partir d'expériences qui ont déjà été faites par d'autres. 

Ne vaudrait-il pas la peine d’envisager un poste (ou des postes) pour une personne spécialisée (ou pour des personnes spécialisées) qui rassemblerait les adresses et les ressources sur Internet et qui mettrait ses trouvailles à disposition du corps enseignant, et indépendamment de sa volonté, à disposition de toute la population de la planète ? Un exemple d’un tel lieu de ressource peut être trouvé sur ma page et en bien mieux présenté à l'adresse de M. Yves Kaiser.

N’est-il pas nécessaire de confier une tâche nouvelle à des gens motivés pour stimuler un ensemble de professionnels d’un secteur particulier ? N’est-il pas vrai que les enseignants sont malgré eux considérés comme des modèles par la jeune génération et/ou par leurs parents ? Avons-nous le droit de rester à la traîne dans le domaine qui occupe la première place dans les actualités discutées autour des tables de famille ?

"Internet: Quels enjeux pour les domaines de l'éducation"

Enseigner en ignorant l'existence de l'Internet est tout à fait possible aujourd'hui. Il y a certainement encore une majorité d'enseignants qui ne l'ont jamais utilisé comme outil de travail pour s'inspirer dans la préparation de leurs cours et encore moins comme support de cours à la salle informatique. Personne ne prétendra qu'un cours avec intégration de l'Internet sera meilleur qu'un cours traditionnel. Par contre, ce serait à mon avis regrettable si un enseignant refusait, pour quelque raison que ce soit, de découvrir les nouveaux moyens de l'information et de la communication et particulièrement l'Internet.

En parlant d'Internet et d'éducation, je veux surtout renvoyer à des instituts, organisations et centres de technologies européens, fédéraux ou cantonaux. Au niveau européen c'est le European Schoolnet qui centralise les initiatives de 18 pays européens : les 15 pays membres de l'Union Européenne et l'Islande, la Norvège et la Suisse.

L'une des initiatives de la Commission Européenne est les Netd@ys. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site officiel de l'organisation internationale Netd@ys. C'est d'ailleurs un membre du conseil d'administration de l'Internet Society, M. John Gage, Chief Researcher and Director of the Science office of Sun Microsystems, qui est à l'origine des NetDays.
Pour avoir une information plus régionale, vous pouvez lire l'article de Stéphane Koch, responsable des relations publiques du chapitre local de l'Internet Society, et de Anne-Muriel Brouet: L'enseignement épouse les nouvelles technologies

Au niveau national, nous trouvons le Centre suisse des technologies de l'information dans l'enseignement (CTIE). Le CTIE est chargé avant tout d'informer, de documenter et de conseiller les milieux de la formation intéressés par l'utilisation des technologies de l'information et de la communication. Pour des renseignements plus exhaustifs, vous pouvez consulter le site Internet du CTIE.

Le 24 novembre 1999, le chapitre local de l'Internet Society a organisé une conférence (compte rendu) au Club de la presse sur le thème : "Internet : Quels enjeux pour les domaines de l'éducation". Stéphane Koch a invité M. Francis Moret, Directeur du CTIE et M. Marino Ostini, Représentant pour la Suisse au Comité de direction européen de "EUN Schoolnet". Les informations données par ces hauts fonctionnaires étaient suivies par une audience d'une dizaine de personnes. (…)

Parlons maintenant de Genève et de ses multiples initiatives pour motiver le corps enseignant de se lancer dans "le futur". J'ai parlé de la volonté politique au début de mon rapport. Je le répète ici : nous sommes, du point de vue de l'offre dans les domaines de la nouvelle technologie, certainement mieux servis que les enseignants dans les autres cantons suisses. Pour les enseignants nous avons le Centre pédagogique des technologies de l'information et de la communication (CPTIC) qui fait un grand effort d'attirer les intéressés par une multitude de séminaires et cours. Une fois par mois les internautes sont invités à assister activement ou passivement au "Club Internet", animé avec beaucoup de vivacité par François Lombard. A chaque réunion, François Lombard ou des conférenciers invités présentent au moins trois sujets en relation avec l'Internet.

Pour terminer le chapitre de l'Internet et de l'éducation, j'aimerais encore renvoyer à un manifeste de la part des enseignants, adressé à la Confédération. Je l'annexe à ce rapport comme un clin d'œil aux personnes de mon métier qui sont réticents en face des nouvelles technologies, mais aussi pour montrer à quel point les défis de demain sont accueilli les bras ouverts par les uns et combattu par les autres. MANIFESTE DU SER ET DE LCH POUR L'INTEGRATION DES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (TIC) DANS TOUTES LES ECOLES PUBLIQUES EN SUISSE

 

Le commerce électronique

Il est inutile d'insister sur la vitesse à laquelle notre monde évolue de nos jours. En parlant de "notre monde" dans le contexte de ce rapport, nous pensons en premier lieu à tout ce qui est lié à l'électronique et l'automatisation. La fabrication en usine est assurée par des robots, des machines ou des automates. Les surfaces de vente, grandes et petites, sont placées sur les écrans des ordinateurs et les petits carrés remplace des milliers de mètres carrés de supermarchés. Je veux parler ici du nouveau salon de luxe où les grandes décisions étaient prises autrefois. Ces endroits prestigieux sont en voie de disparition comme lieu d'entretien et c'est en tapant sur les touches du clavier de l'ordinateur que les grandes affaires se font aujourd'hui. Le terme générique ce ces activités est "commerce électronique". L'essor qu'on prédit au e-commerce est absolument faramineux. Le commerce électronique peut être défini comme l'ensemble de tous les échanges et de toutes les transactions qu'une entreprise peut être amenée à faire au travers d'un média électronique ou d'un réseau. Le commerce en ligne est souvent considéré comme faisant partie du commerce électronique. Un grand développement planétaire de vente de marchandises et de services proposés au travers de sites ou de messages personnalisés est attendu. Je parle ici du commerce électronique parce que nos écoles supérieures, particulièrement les écoles de commerce, doivent intégrer cette nouvelle réalité du monde économique dans les cours proposés. Ceci peut se faire dans le cours d'économie ou pour l'immédiat, c'est à dire pour la rentrée 2000, il faudrait offrir au moins un cours facultatif de commerce électronique. C'est le mérite de l'OFFT et du DIP qu'ils ne se se sont pas laissés piéger par la vitesse de l'émergence de ce nouveau phénomène ! Plusieurs cours sur l'e-commerce sont offerts pendant cette année scolaire au corps enseignant. En voici deux exemples:

FIB 99.10 INTERNET... UNE NOUVELLE APPROCHE MARKETING UN NOUVEAU CADRE LEGAL ? (Genève, 03 Novembre 1999 , 1 jour)

FIB 99.09 LE COMMERCE ELECTRONIQUE SUR INTERNET... UNE NOUVELLE FAÇON DE COMMERCER (Genève, 24 Novembre 1999 , 1 jour). J'aimerais insister ici sur la richesse de ce site sur Internet, faisant un tour complet des questions du commerce électronique. Et c'est Monsieur Arnold Wehrli, maître adjoint à la direction du Collège et Ecole de Commerce Emilie-Gourd qui a pris la peine de présenter tous les sujets traités lors de cette journée sur la vitrine publique, l'Internet.

Et encore:

"Il ne fait aucun doute que l'orientation prise par toutes les stratégies, technologies et tendances actuelles du monde des IT (Information technologies) est celle du e-business." Hans-Uelrich Schroeder (Chief Executive Officer, Ascom SA.) dans un article paru dans Le Temps, le 27 novembre 1999

Dactylographie

Un petit paragraphe me semble nécessaire ici pour insister sur l'importance de maîtriser le clavier pour être efficace devant la machine qui est devenu l'outil premier de la majorité des professionnels. Il est pénible pour mon esprit de penser à nos futurs chefs de file dans les domaines économiques et politiques devant un ordinateur en train de chercher des lettres sur le clavier ! Des cours facultatifs devraient au moins être offerts à nos élèves et nous devrions les motiver à se perfectionner en dactylographie pendant qu'ils sont encore à l'école. Ce sera un atout qu'ils sous-estiment dans leur jeunesse insouciante.

Conclusion

Ce stage en entreprise constitue pour moi une parenthèse dans un long texte qu'est mon travail comme enseignant. Le texte est très concis et intense ; c’est pour cette raison que la parenthèse est la bienvenue et appréciée parce qu’elle me permet de sortir du contexte habituel pour avoir une meilleure vue d’un côté sur ma situation personnelle, d’un autre côté sur mes activités professionnelles, et surtout sur l’ensemble des problématiques de l’école dans le domaine qui me tient à cœur. Cette position d’observateur initié me donne des idées et me donne aussi envie de renouveler ou du moins repenser mon travail au quotidien à l’école. Aurai-je assez d’oxygène pour réaliser mes intentions ?

 

Ainsi, l'autorité scolaire doit apporter son appui à ces démarches, les encourager et les développer encore. Nous sommes passés de la société industrielle à la société de l'information. Nos élèves doivent pouvoir quitter l'école avec un bagage solide dans les domaines de la maîtrise de l'information et de la communication. C'est un effort commun que nous entreprenons, de l'école primaire à la fin des études secondaires, pour lequel nous devons consentir des efforts d'investissement et de formation. Cela en vaut la peine car nos élèves et nos enseignants tireront ainsi le meilleur de ces nouveaux outils.

Martine Brunschwig Graf, Conseillère d'Etat chargée du Département de l'instruction publique

Article paru dans le magazine d'information du Département de l'instruction publique de Genève, l'Ecole, en décembre 1999

Mon travail de jour en jour

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